Enfin ! Les beaux jours arrivent après des semaines chaotiques bercées entre ciel nuageux, pluie et surtout du gel et de la grêle pour les viticulteurs. Vous n’avez qu’une envie, c’est d’en profiter autour d’une bonne bouteille de rosé avec des amis.  Chais d’œuvre vous propose une sélection des pépites dénichées par Manuel Peyrondet !

La petite histoire du rosé

Il semblerait que le rosé ait toujours existé. Dans l’Antiquité la macération des raisins entiers était courte, c’est pourquoi les vins étaient majoritairement clairs, alors que le vin rouge était rare.

Durant le Moyen Age, le rosé appelé clairet, cléret, paillet, ou encore gris de perle était le vin le plus produit et le plus consommé, car les pressoirs étaient onéreux et rares.

C’est seulement dans les années 1680 que le terme « rosé » apparaît, malheureusement absorbé par l’essor du vin rouge plus tannique. Sa définition dans le dictionnaire Richelet « mot adjectif qui ne se dit qu’au masculin et qui se dit du vin. Il signifie qu’il est d’un rouge agréable et tirant sur la couleur d’une rose d’un rouge vif. C’est du vin rosé fort excellent. Aimer le vin rosé »

Au XVIIe siècle, le rosé est menacé par des nouvelles boissons fortes telles que le porto, le thé… mais surtout par l’invention d’Arnaud de Pontac du « new french claret » c’est-à-dire un vin rouge soutenu et tannique. Le vin rouge devient donc une nouvelle mode et fait l’objet d’innovations techniques au détriment du rosé.

Depuis le XXe siècle, il est en pleine apogée grâce au tourisme vers le sud, notamment la Provence et au changement de la consommation alimentaire, cette envie de vacances, et de fraîcheur.

Boire du rosé sur une terrasse ensoleillée fait désormais partie des pratiques de consommation des français. La consommation mondiale a augmenté de plus de 20% en douze ans. La France est aujourd’hui le premier producteur au monde et toutes les régions viticoles ont leur propre rosé.  Synonyme de chaleur, de convivialité, et de liberté, il agrémente les moments festifs.

Anecdote : la Provence est le tout premier vignoble de France. Marseille a été fondé par les Phocéens qui ont introduis la vigne dans cette région. Dans les années 80, la Provence invente le rosé clair / pale, pour en faire un vin mondialement reconnu.

Pourquoi cette couleur particulière ?

Contrairement aux idées reçues, le rosé n’est pas le résultat du mélange de vin blanc et de vin rouge. Sa conception est bien plus complexe.

Mais alors comment fait-on ?

Ce qui donne au rosé cette particularité c’est le contact entre le jus et la peau du cépage rouge. A travers la macération, les pigments colorés sont transmis au jus pour obtenir cette couleur ni trop blanche ni trop rouge. Rien de bien différent par rapport à la conception d’un rouge mis à part l’extraction, plus courte. Plus la macération est longue, plus la couleur évolue.

On distingue deux techniques 

  1. Le pressurage direct consiste à presser les raisons à peau rouge sans aucune macération. Ce qui donnera un rosé très clair.
  2. La saignée consiste en une macération courte des raisins (6 à 18h). Une partie de la cuve est ensuite vidée du jus et le reste conservé pour obtenir du vin rouge.

D’où toutes ces couleurs différentes, du rose pâle au rose fuchsia. Mais attention, la robe d’un rosé ne détermine pas forcément sa qualité !

Place aux sélections Chais d’œuvre ! 

Bandol Rosé 2016 – Domaine Tempier

Pourquoi Manuel Peyrondet aime ?

Les véritables amateurs de rosés ne pourront pas passer à côté de ce splendide 2016, qui survole littéralement l’offre provençale de rosés. Ce millésime frais et très aiguisé a fait le bonheur de Daniel Ravier, le chef de cave du domaine, qui parle de cette merveille avec les yeux qui pétillent. Dans le verre, ça se traduit par une tombée de petits fruits acidulés, de maras des bois et d’écorces d’agrumes. Juste incontournable !

Ajaccio Vaccelli Rosé – Domaine Vaccelli

Pourquoi Manuel Peyrondet aime ?

Voilà la bombe en rosé que l’on attend chaque année chez Chais d’oeuvre, un des très rares rosés que l’on guette, et qui nous fait trépigner d’impatience. Gérard Courrèges, auteur de génie du vignoble d’Ajaccio, signe ses rosés avec le coeur, et rien d’autre. Sa cuvée Vaccelli, qui naît de parcellaires sur blocs granitiques, est avant tout un choix de lieu… ce rosé offre un corps ample et crémeux, il se teinte de fines touches d’écorce d’orange, de baies du maquis, et de menthol.

 

Sancerre Rosé Les Herses 2016 – Alphonse Mellot

Pourquoi Manuel Peyrondet aime ?

Un must de Chais d’oeuvre, un des plus gros succès depuis 6 ans ! Les Herses chez Alphonse Mellot, ce n’est pas un vulgaire rosé, c’est une pépite, un vin qui naît d’une micro-parcelle de 0,5 ha sur veine de silex menée en biodynamie et soignée par le brillant Alphonse Junior, comme tous les autres crus du domaine. Charnu et souple en attaque, comme tous les Sancerre de ce millésime un peu chaud, il affiche en milieu de bouche une tenue aromatique et une allonge qui laisse sans voix. Au programme, une tombée de maras des bois, quelques agrumes, une trame sapidité et salivante qui rend l’ensemble aérien et fin.

 

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